Dix raisons d'opter pour le cloud

PME Magazine - Supplément spécial IT - Avril 2015

Un nombre croissant de sociétés se laissent tenter par cette solution qui offre de multiples avantages, notamment financiers, de sécurité et de facilité d'accès. Tour d'horizon.

Le cloud computing est à la mode dans les entreprises suisses, qui sont de plus en plus nombreuses à s’y convertir. La pratique consiste à héberger les données  t activités informatiques de la société sur des serveurs externes. D’ici à 2017, le cabinet Gartner, actif dans les recherches et le conseil dans le domaine des techniques avancées, prévoit une croissance de l’ordre de 30% pour le marché mondial du IaaS (Infrastructure as a service) ou cloud computing. Le SaaS (Software as a service), soit l’exploitation de logiciels installés sur  des serveurs distants, devrait augmenter de 18%. Voici dix raisons de se décider à franchir le cap.

Des économies de temps et d’argent

Le recours au cloud permet une rationalisation  des coûts grâce à des économies d’échelle. Le potentiel d’économie par  rapport à l’exploitation en interne dépend toutefois de divers paramètres: la part des ressources informatiques externalisées, le modèle choisi (IaaS – Infrastructure as a service, PaaS – Plateforme as a service ou SaaS – Software as a service), le type de service, la puissance de calcul, le niveau de flexibilité ainsi que le niveau de service garanti par le prestataire de services. Antoine Coetsier, directeur de la société lausannoise Exoscale, spécialisée dans le cloud, estime que les économies pour les compagnies qui optent pour une solution dématérialisée sont de l’ordre de 20 à 30%. «Cela permet surtout de gagner du  temps. Une entreprise a ainsi la possibilité de répondre plus vite aux besoins de ses clients et de se concentrer sur son métier»,  précise-t-il. Le cloud offre de la puissance de calcul et du stockage «élastiques», facturés à la minute d’utilisation. Pour une  PME d’une  cinquantaine d’employés, la messagerie coûte environ 10 francs par mois et par utilisateur, selon les estimations  d’Antoine Coetsier. A cela s’ajoutent un ou deux serveurs pour la gestion et les documents, ce qui représente quelque 500 francs par mois. Le budget mensuel total atteint ainsi environ 1000 francs. 

Un plus pour l’environnement

Le cloud permet de réduire l’empreinte écologique de l’entreprise. Antoine Coetsier donne l’image suivante: en deux ans de service 24/7, le coût de l’électricité et de la climatisation d’un serveur dans les locaux d’une PME équivaut au prix d’achat de ce matériel. Les économies d’échelle impliquées par le cloud permettent au contraire une optimisation des ressources  énergétiques. Ceci d’autant plus que les prestataires de services de cloud computing disposent en principe d’infrastructures récentes et donc performantes d’un point de vue énergétique. Un serveur de datacenter peut gérer plusieurs dizaines, voire une centaine de serveurs virtuels. «Contrairement  à une gestion interne, une gestion centralisée des ressources IT permet d’adapter parfaitement la taille de son infrastructure », souligne Séverin Voisin, responsable des opérations IT au sein de la société informatique lausannoise Elca.

Une sécurité accrue

Gérer la sécurité informatique d’une entreprise demande des moyens humains et matériels importants: équipe 24/7,  abonnements aux flux de sécurité, administrateurs système et réseaux toute l’année, etc. Grâce à leur spécialisation, les  prestataires de services de cloud computing garantissent la sécurité des systèmes et installent des protections en théorie supérieures à ce que chaque société pourrait mettre en place individuellement. «Il faut savoir qu’en interne, un logiciel est souvent géré par un ou deux administrateurs, relève Séverin Voisin. Le mode SaaS permet par exemple de bénéficier d’une équipe et d’un support en continu.» 

La dématérialisation continue cependant de susciter des craintes. «Certains clients ont l’impression que si les données sont hébergées dans leurs murs, elles sont mieux protégées, analyse Gualtiero Falchini, senior manager au sein de la fiduciaire Mazars, qui a opté en 2011 pour le cloud. Pourtant, certains sont loin des bonnes pratiques quant à la gestion de leur informatique interne.» C’est pourquoi, les éléments d’amélioration sont à chercher, selon lui, du côté de la mise en confiance des clients: «Le choix d’un prestataire sérieux est primordial. En cas de doutes, il ne faut jamais hésiter à rencontrer ses interlocuteurs et à exiger des preuves de conformité aux bonnes pratiques, tels des certifications ou des rapports d’audits externes.»

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